Autoroutes: la majorité des Suisses restent fidèles au non de 2024

Selon un sondage commandé par l’Association transports et environnement (ATE), 58% des personnes interrogées jugeraient antidémocratique que le Conseil fédéral relance cette année certains projets autoroutiers rejetés dans les urnes. Une majorité des sondés souhaitent également davantage d’investissements dans les transports publics Une majorité de la population suisse (58%) ne souhaite pas que le Conseil fédéral relance l’une ou plusieurs des six extensions autoroutières refusées en votation populaire à l’automne 2024. C’est l’un des enseignements d’un sondage commandé par l’Association transports et environnement (ATE) à la suite de la publication du rapport Weidmann «Transports’45» et réalisé par la société Demoscope en novembre 2025 auprès de 1007 personnes. La diffusion de cette enquête d’opinion est une manière pour l’ATE de maintenir la pression sur le Conseil fédéral. Ce dernier a en effet promis d’annoncer en ce mois de janvier les grandes lignes du projet qu’il mettra en consultation en vue d’établir les priorités d’ici à 2045 dans les domaines du rail, des routes et du trafic d’agglomération. La crainte de l’association est que le gouvernement ne remette sur la table certains des aménagements autoroutiers que le peuple a rejetés en votation le 24 novembre 2024 par 52,7%. Une année plus tard, le 9 octobre 2025, plusieurs projets ont été jugés prioritaires par le rapport du professeur de l’EPFZ Ulrich Weidmann. L’élargissement du tronçon Wankdorf-Schönbühl, nœud névralgique de Berne, y est ainsi considéré comme urgent. De même, l’expert écrit que le tunnel du Rhin permettra de «réduire considérablement la charge du trafic de transit et de contournement pour la ville de Bâle». A noter que ce n’est pas le cas pour le tronçon entre Nyon et Le Vengeron, où c’est dorénavant l’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence qui est préconisée afin d’augmenter les capacités. Voir plus