Paris FC : comment Ilan Kebbal est passé d’une CAN frustrante avec l’Algérie à l’exploit face au PSG en 48h

Un gardien Obed Nkambadio en état de grâce , un collectif solidaire défensivement pendant 97 minutes, un Jonathan Ikoné opportuniste et un leader technique Ilan Kebbal de retour… Le Paris FC a puisé son exploit au PSG dans ces ingrédients. Le pari de Stéphane Gilli et de son staff de lancer Ilan Kebbal revenu du Maroc et de la CAN dimanche soir au lendemain de l’élimination de l’Algérie contre le Nigeria a été payant. Entré à la mi-temps, le maître à jouer du Paris FC a été à l’origine du but en récupérant le ballon dans les pieds de Nuno Mendes, puis en étant passeur décisif pour Ikoné, en s’appuyant sur Adama Camara. Kebbal a aussi été précieux au milieu de terrain. Avec ou sans son meilleur buteur (6 réalisations, 4 passes décisives en L1), ce n’est pas le même Paris FC. Le Marseillais de 27 ans est indispensable à cette équipe. Mais lundi soir, Kebbal est certainement allé chercher un petit supplément d’âme dans sa frustration. La première CAN de sa carrière, il l’a vécu presque entièrement sur le banc, ne disputant que 11 petites minutes lors du 3e match de poule sans enjeu face à la Guinée équatoriale. À l’extérieur, il n’a rien laissé passé paraître. Il a couvé Luca Zidane, avec qui il partageait sa chambre. « C’est quelqu’un de simple, rigolo, humble, très bien élevé avec la tête sur les épaules, il s’est vite adapté, il traîne beaucoup avec moi mais aussi avec les autres », nous a-t-il confié au sujet du gardien. Depuis le banc, Kebbal est aussi venu fêter sans modération les buts de son équipe. Mais à l’intérieur, c’était plus compliqué. « Même lui n’a pas compris pourquoi il n’a pas été davantage utilisé, mentalement ça a été un peu dur pour lui », nous explique un proche. Comme lors des matchs de préparation avant la CAN (18 minutes de jeu en 3 apparitions), le sélectionneur Petkovic ne lui a accordé qu’un crédit limité. Il est difficile d’en connaître les véritables raisons. Le temps de jeu très limité de Kebbal a, en tout, cas fait débat dans les médias algériens et sur les réseaux. « On a pris un peu de confiance » Pas fatigué physiquement par sa CAN, Ilan Kebbal avait, lui, envie de switcher très vite et retrouver le Paris FC où il est dans son élément. C’est pour ça que la décision de jouer ou pas contre le PSG a vite été prise. Il entretient une relation très forte avec Stéphane Gill i et marche à l’affectif. « Chaque année je progresse, j’apprends avec un coach qui me donne de la confiance. Je suis très heureux d’être dans ce collectif », reconnaît celui qui dispute sa 4e saison au Paris FC. Si ses performances ont forcément attiré quelques convoitises en France et en Europe, le milieu offensif sous contrat jusqu’au 2028 (et qui pourrait même prolonger) va, au moins, finir la saison au Paris FC. Après le match, il n’avait d’ailleurs pas d’euphorie dans son discours. Il voulait se projeter immédiatement sur le déplacement à Nantes dimanche, match capital pour le maintien. « Face à cette équipe de classe mondiale, on a réalisé un exploit, sourit-il. C’était un match très difficile, dans des matchs comme ça, on doit tous beaucoup courir. En Championnat, on n’est pas à notre place, on est dans une mauvaise passe, mais on va se relever, quand on voit des prestations comme celle qu’on a faite ce soir au Parc. On a deux matchs très importants à venir (Nantes, Angers). Il faut vite commencer à se remettre dedans. On a pris un peu de confiance. Cette victoire va nous faire du bien. Mais il faut vite passer à autre chose. »