Le PLR lâche Valérie Dittli, l’Alliance vaudoise prend un peu plus l’eau

Le rapport des commissions de surveillance du Grand conseil, dévoilé lundi, pousse le PLR vaudois à prendre publiquement ses distances avec la conseillère d’État Valérie Dittli. Un tournant inédit au sein de l’Alliance vaudoise, fragilisée à quelques semaines de l’élection complémentaire au Conseil d’État. Le rapport de la Délégation des commissions de surveillance du Grand Conseil vaudois (Delsurv) est la goutte de trop pour l’Alliance vaudoise. Ou plutôt, pour le PLR Vaud. Dans un communiqué publié ce mardi après-midi, le parti le plus représenté au parlement «estime nécessaire de prendre ses distances avec les agissements de la Conseillère d’État Dittli». Une rupture avait déjà eu lieu au moment de la parution du rapport Studer en mars dernier, sans que cette limite ne soit franchie. Cette fois, le PLR ne pardonne plus la jeune Centriste qui avait contribué, en 2022, à faire basculer la majorité du Conseil d’Etat à droite. Il égratigne sans vergogne les actions de Valérie Dittli, tout en saluant le travail effectué par la Delsurv. Au centre des préoccupations des libéraux-radicaux: les mandats externes attribués au président de la Commission foncière rurale (CFR1) Jean-Claude Mathey, «dont la chronologie coïncide avec le retrait de sa plainte pénale.» Pour Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud, «ces faits ne relèvent pas d’une simple question de bonnes pratiques, mais traduisent un non-respect des exigences fondamentales de gouvernance et d’exemplarité institutionnelle, ce qui est inacceptable à ce niveau de responsabilité.» Voir plus