Environ 250 établissements sont au bénéfice d’autorisations ponctuelles pour animer leurs soirées. Or l’entité chargée de veiller au respect des normes anti-incendie n’est pas impliquée dans la procédure. Une vaste opération de contrôle se prépare Le drame survenu au Constellation à Crans-Montana a ouvert un débat sur la pertinence des normes anti-incendie, leur application et la fréquence des contrôles, qu’ils incombent aux autorités communales, comme en Valais, ou cantonales, comme à Genève. Au bout du Léman, le Conseil d’Etat a annoncé la semaine dernière qu’il ferait parvenir une circulaire aux 2800 établissements publics de restauration et de divertissement, leur rappelant leurs obligations légales. Tout en assurant que le canton est «doté d’un cadre légal strict et solide», le gouvernement entend procéder à «un état des lieux approfondi» de la législation, ainsi qu’à des «contrôles inopinés». C’est un secret de polichinelle: une opération d’envergure se prépare au sein de la police du feu. Les services de l’Etat ploient sous les lettres de citoyens et d’exploitants inquiets. La pression médiatique ne faiblit pas. Cette inspection généralisée pourrait révéler des pratiques problématiques. Ce week-end, la Gravière est restée portes closes. «Par souci de prévention», a écrit sur Instagram la populaire boîte de nuit située au bord de l’Arve. Mardi 6 janvier, elle avait reçu la visite opportune de fonctionnaires du Département du territoire (DT), qui y ont relevé une série de «manquements». Voir plus