L’institut fédéral WSL a publié ce 14 janvier la liste des mammifères, oiseaux, champignons et autres organismes vivants à protéger en priorité. Près de 10 000 espèces sont menacées dans le pays Mammifères, oiseaux, insectes, plantes, champignons, mousses, il existe en Suisse 2999 espèces qui sont à protéger en priorité, selon la liste élaborée par l’Institut fédéral de recherches WSL qui a été publiée mercredi. Cette liste aide la Confédération et les cantons à mieux cibler leurs efforts et à mieux se coordonner dans leur politique de préservation de la biodiversité. Ces 2999 espèces qui ont besoin d’une attention prioritaire ne peuvent survivre à long terme sans un soutien actif. En Suisse, environ 56 000 espèces sont répertoriées, dont 10 000 ont été classées comme menacées dans un programme de listes rouges de la Confédération, indique le WSL dans un communiqué. En graphiques: Comment va la biodiversité suisse, pour de vrai? Génépi des neiges et criquet des Churfirsten D’un point de vue international, la conservation et le développement des populations en Suisse sont particulièrement importants pour près d’un tiers d’entre elles, notamment parce qu’elles sont endémiques et présentes qu’en Suisse, note le WSL. Les espèces communes en Europe et non-indigènes ne sont pas considérées comme prioritaires. Le génépi des neiges ou le criquet des Churfirsten ne vivent qu’en Suisse, relève Silvia Stofer, présidente d’InfoSpecies et lichénologue au WSL, citée dans le communiqué. La Suisse devient du même coup responsable à l’échelle mondiale de la conservation de telles espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Lire aussi: La flore urbaine de Genève se dévoile Morcellement des habitats La Suisse a également une responsabilité importante envers les espèces partiellement endémiques, qui existent aussi dans les pays voisins. Le WSL prend comme exemple de ce type d’espèces un petit escargot qui porte le nom d’hélicon rhétique ou une mousse surnommée la riccie de Breidler. Selon Silvia Stofer, la biodiversité en Suisse décline principalement en raison de la destruction et du morcellement des habitats et de la dégradation de leur qualité, ainsi que la baisse du nombre de lieux pour la nidification (pour l’hirondelle de fenêtre, par exemple, elle aussi inscrite sur la liste). De nombreuses espèces des marais, par exemple, figurent dans la liste des espèces à protéger en priorité. Des mesures assez simples permettraient de favoriser la protection d’espèces en sursis. Pour conserver le lichen pulmonaire, il faudrait par exemple préserver ses arbres hôtes. On pourrait également créer davantage de structures telles que des bosquets champêtres et riverains, des étangs, des murs de pierres sèches. Lire aussi: En graphiques – L’analyse de nos données révèle les sujets de science et d’environnement qui vous ont séduit en 2025