La nomination d’un magistrat extérieur au Ministère public valaisan a été demandée par une partie plaignante. La démarche est loin de faire l’unanimité et certaines affaires célèbres démontrent que cette solution n’est pas la panacée Le Ministère public valaisan va-t-il se décharger du poids de l’instruction dans la tragédie de Crans-Montana? L’occasion de lâcher le dossier le plus sensible de tous les temps lui est désormais offerte sur un plateau par une partie plaignante qui a formellement demandé, samedi dernier, la nomination d’un procureur extraordinaire. Le recours à un enquêteur spécial fait déjà débat, soulève certains problèmes, et n’a pas forcément laissé de bons souvenirs ailleurs. Tour d’horizon. L’avocate Miriam Mazou, représentant la famille d’une victime récemment constituée partie plaignante, l’a annoncé en début de semaine à certains médias. Elle vient de déposer une requête visant à faire instruire cette affaire par un magistrat hors canton, avant même de consulter le dossier. Cette demande s’appuie sur un article de la loi sur l’organisation judiciaire valaisanne qui permet de recourir à cette possibilité «en cas d’empêchement, ou s’il existe un autre motif important». Autant dire que la formule est vague. Voir plus