Sextape et chantage à Mbour : le piège d’une jeune épouse fait tomber un chauffeur de « clando »

Une affaire mêlant intimité passée, soupçons de chantage et accusations croisées a tenu en haleine le Tribunal de grande instance de Mbour. Selon L’Observateur, une jeune femme nouvellement mariée et un chauffeur de transport informel se sont affrontés à la barre, chacun imputant à l’autre la responsabilité de la diffusion de vidéos intimes. Au terme des débats, la Justice a tranché. Une plainte après le mariage D’après L’Observateur, l’affaire débute par une plainte déposée par P. Thiam, résidant à Sessène (département de Mbour), mariée depuis septembre 2025. La jeune épouse accuse S. Bathily, chauffeur de « clando » établi à Dakar, de l’avoir harcelée après son mariage en lui envoyant des images et vidéos intimes issues d’une relation antérieure, assorties de propositions jugées obscènes. Selon la plaignante, les faits se seraient enclenchés début janvier 2026 par un message vocal à connotation sexuelle. Malgré ses rappels répétés quant à son statut de femme mariée, l’homme aurait persisté, multipliant appels et envois via WhatsApp. Le piège de Sessène Excédée, relate L’Observateur, P. Thiam affirme avoir monté un stratagème : inviter S. Bathily à son domicile de Sessène sous prétexte d’une rencontre, avant de le livrer aux éléments de la gendarmerie de Thiadiaye. Interpellé sur place, le chauffeur a été déféré puis placé en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour. Deux versions irréconciliables À la barre, l’accusé a opposé une version radicalement différente. Il décrit une relation consentie, entretenue à distance, initiée selon lui par P. Thiam. Il affirme avoir effectué, à sa demande, des transferts d’argent (2 000 puis 3 000 FCfa). En contrepartie, la jeune femme lui aurait envoyé des vidéos, lui demandant les siennes « pour les visionner lorsqu’elle se sentirait seule ». Toujours selon sa défense, la rupture serait intervenue lorsqu’il a refusé de verser 30 000 FCfa. C’est à ce moment-là, soutient-il, que la plaignante aurait imaginé le piège afin de se présenter comme victime, son mari étant alors absent et installé à Diourbel. Le verdict Après des débats animés, marqués par des accusations croisées et une salle attentive aux révélations, le tribunal a rendu sa décision. Comme le rapporte L’Observateur, S. Bathily a été reconnu coupable de diffusion de vidéos contraires aux bonnes mœurs. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont quatre mois ferme. www.dakaractu.com