Consacrée à la fin du monde versus la fin de l’amour, la dernière création d’Anna Lemonaki frappe par son inconsistance et son manque de puissance. A Genève avant Delémont Et si l’effondrement écologique venait d’un effondrement de l’amour? Et si on pouvait rapprocher l’incapacité des humains à s’aimer avec leur irrespect chronique de l’environnement? Sur la base de cette analogie, Anna Lemonaki et Julie Gilbert ont conçu Nero, una puta historia de amor , à voir à la Comédie de Genève jusqu’à ce dimanche, puis au Théâtre du Jura, le 23 janvier. Un parcours entre blessures du cœur et tentatives d’y échapper par le haut, à travers la grimpe et la fête. On aurait aimé aimer ce voyage depuis le Mexique, auquel Julie Gilbert est rattachée par ses lointains ancêtres, jusqu’à la Grèce où est née et a vécu Anna Lemonaki. Un voyage dont la sincérité touche. Malheureusement, ce spectacle flotte de bout en bout et manque autant de puissance que de consistance. Voir plus