Le référendum contre les mesures de durcissement des conditions d’accès au service civil a abouti avec 57 000 signatures. Dans un contexte géopolitique incertain, le débat promet d’être explosif, alors même que le Conseil fédéral planche sur un projet de fusion avec la protection civile Faut-il durcir les conditions d’accès au service civil? La population devra trancher. Une alliance de partis et d’associations a déposé ce jeudi après-midi un référendum muni de 57 000 signatures pour s’opposer au durcissement de la loi décidé par les Chambres fédérales lors de la session de septembre 2025. Aux yeux de la majorité du parlement, il est nécessaire de corriger un système qui a été «dévoyé» depuis sa création en 1996 pour devenir «un phénomène de masse aux conséquences problématiques», selon les propos à la tribune du conseiller fédéral Guy Parmelin. Concrètement, la modification de la loi vise à ramener le nombre d’admissions annuelles de 6800 à 4000. Les civilistes auront notamment moins de marge de manœuvre dans la planification de leur engagement et un nombre minimum de 150 jours sera introduit, indépendamment du nombre de jours déjà effectués au service militaire. «On parle ici de diminuer les effectifs de 40%, c’est énorme», réagit la Verte Clarence Chollet, membre de la Commission de politique de sécurité (CPS) du Conseil national. La Neuchâteloise dénonce des mesures qui «ouvrent la porte à un démantèlement du service civil, sans pour autant que cela ne renforce l’armée». Voir plus