À Geneva Lux, la Cathédrale Saint-Pierre danse entre ombres et lumière

Le festival de lumières genevois s’ouvre ce week-end et dévoile «Halo», une création immersive et monumentale qui pare l’église de couleurs et de musique. La devise du spectacle, «Post Tenebras Lux», résonne tout particulièrement en ce début d’année Une figure encapuchonnée s’avance, solennelle, le long de la nef. Sa cape irisée se détache dans la pénombre. C’est Da Vinci Code , c’est Le Nom de la Rose – une apparition. Qui bientôt en fait naître d’autres, dans le chœur de la Cathédrale Saint-Pierre. Sur les murs, une autre silhouette apparaît, un double immense qui se décompose en mille d’éclats de lumière, virevoltant comme des flocons, comme des comètes. Ces visions cosmiques portent bien leur nom: Halo , création inédite de Geneva Lux, festival de lumière au bout du lac qui s’ouvre ce vendredi. Cette année, le rendez-vous hivernal, qui sème durant deux semaines une vingtaine d’œuvres lumineuses principalement autour du Jardin Anglais, réinvestit la vieille ville et son église. Sur le parvis déjà, de grandes structures en bambou tressé forment des arches où la lumière, vert puis fuchsia, serpente comme du lierre. Une œuvre ( BamX Lux ) en matériaux durables dont le design s’appuie sur de complexes algorithmes, nés dans un labo de l’EPFL. Une buvette permet de se réchauffer les doigts en admirant le spectacle. Voir plus