La colère ne faiblit pas au sud des Alpes, plus de deux semaines après la tragédie de Crans-Montana. Le travail des magistrats valaisans est vivement critiqué «Superficiel.» Cet avocat, proche de la famille de l’une des victimes italiennes de l’incendie de Crans-Montana, ne trouve pas d’autres termes pour qualifier le travail de la justice valaisanne. Il ne comprend pas qu’aucune autopsie n’ait été effectuée sur le corps de Giovanni Tamburi, qu’il ait été jugé «inutile d’approfondir car la cause du décès est évidente»: «Estimer que ces jeunes sont morts simplement à cause de ce qui s’est passé à l’intérieur du bar me paraît très superficiel.» Il parle au nom d’une famille qu’il ne représente pas encore, donc il préfère pour l’heure taire son nom. Mais il se fait l’écho d’une colère partagée par les familles des six Italiens disparus le 1er janvier dernier. «Ce qui s’impose dans ce genre de situation, assure-t-il au Temps , c’est de vérifier exactement qui est mort, hélas, des suites de brûlures, qui est décédé à cause des mouvements de foule ou, encore, après avoir inhalé des gaz toxiques.» Le corps de Giovanni Tamburi, jeune homme de 16 ans originaire de Bologne, a été exhumé deux jours après son enterrement, le 7 janvier dernier. Son autopsie a eu lieu le 16 janvier. Le Tribunal de Rome a en effet réclamé celle de l’ensemble des victimes italiennes. «Cela peut aider à établir toute une série de responsabilités», poursuit l’avocat. Par exemple à comprendre si, sans l’inhalation de gaz émanant de «panneaux non conformes», certaines des victimes «auraient pu échapper aux flammes et à la mort». Voir plus