CHRONIQUE. «J’aimerais rester «Charlie», je vous le promets. Je veux continuer de préférer le monde avec lui plutôt que sans lui. Mais, après son satané dessin, il ferait bien de se demander s’il est toujours «Charlie» lui aussi», écrit Alexis Favre Il vous a choqué vous aussi, ce satané dessin. Peut-être vous a-t-il même fait vomir. Il y avait largement de quoi, et tout a été dit sur ce raté parfaitement dégueulasse, venu alimenter au pire moment qui soit le débat sans fin des limites de la liberté d’expression, de l’humour et de la presse. Charlie a-t-il franchi la ligne rouge avec ce dessin bête et méchant qui ne dit rien? La question fait déjà l’objet d’une dissertation bruyante et collective aux quatre coins de l’espace informationnel. A nouveau dans le vide, puisque la liberté d’expression n’a, en l’occurrence, pas le moindre souci à se faire. Voir plus