Bandidos et Hells Angels, une histoire de gros bras qui se rejoue à Genève lors d’un procès sous haute surveillance

Quatre membres de ces clubs de motards rivaux comparaissent depuis lundi devant le Tribunal criminel pour avoir participé à une rixe avec échanges de tirs et de tabourets. Le tout dans un bar de la place. Une audience encadrée par un gros dispositif policier Le Palais de justice de Genève est quasiment en état de siège pour la semaine. La police est sur les dents et un dispositif sécuritaire réservé aux grandes occasions a été déployé. La raison de ces mesures exceptionnelles? Le procès de la fameuse fusillade entre Bandidos et Hells Angels, deux clubs de motards rivaux dont les membres s’étaient affrontés dans un bar de la rue de l’Ecole-de-Médecine, un soir de mai 2022. Coups de feu, coups de poing, jets de chopes de bière et de chaises ont fait craindre le pire aux autres clients. Face au Tribunal criminel, cette fine équipe a fait tomber le gilet et affiche des mines de garçons sages, voire de gros nounours. Quatre de ces lascars – deux de chaque bande – sont assis côte à côte. Pour éviter la castagne, les forces de l’ordre ont prévu de faire passer les bandes ennemies par deux entrées différentes. Les tables, les bancs, les chaises et même la photocopieuse ont été retirés de la salle des pas perdus pour éviter que ceux-ci ne servent à une bagarre. Et tout ce beau monde doit prendre place dans une salle d’audience aux dimensions modestes, histoire d’éviter la présence de trop nombreux copains difficiles à contrôler. Un procès similaire, mené dans le canton de Berne, où la police avait dû faire usage de balles en caoutchouc pour calmer échauffourées et jets de pierre à l’extérieur du tribunal, est resté dans les mémoires. Voir plus