«De vrais anges veillaient ce soir-là»: le procureur fustige ces bikers qui ont amené leur guéguerre à Genève

Le Ministère public réclame des peines de 8 et 15 ans de prison dans l’affaire mettant en scène Hells Angels et Bandidos. Deux protagonistes du violent affrontement avaient ouvert le feu dans un établissement public Tout le monde prétend s’être défendu dans ce bar de la rue de l’Ecole-de-Médecine? Aux yeux du Ministère public, le dossier de la fusillade entre Hells Angels et Bandidos dit tout le contraire. «Tout le monde a attaqué ce 22 mai 2022. Et c’est un miracle qu’il n’y a pas eu d’autres victimes. De vrais anges veillaient ce soir-là». Au second jour du procès, le procureur Olivier Lutz a appelé à juger sévèrement ces actes qui s’inscrivent dans une lutte de pouvoir et une guerre de territoire. «Ce n’est pas le leur, c’est celui de la Confédération, du canton et de la Ville de Genève. Ils ont mêlé à leur rivalité des gens qui n’avaient rien à voir avec eux.» Contre Sacha, le Bandidos ayant tiré le premier et blessé un Hells à l’entrejambe, qu’il faudra aussi reconnaître coupable d’un meurtre avec excès de légitime défense commis en France dans le cadre d’une transaction de stupéfiants (la veuve plaide pour un verdict plus accablant), et d’autres choses encore, le procureur Lutz réclame une peine privative de liberté de 15 ans. Contre Gérard, le Hells Angels, déjà condamné pour un homicide il y a trente ans, qui est venu dans ce bar «pour y amener sa guéguerre» avec une arme de poing dans la poche et qui a fait feu en guise de représailles, l’accusation requiert 8 ans de prison. Voir plus