«On est complets!»: vétustes et trop petits, les cycles d'orientation genevois posent une colle aux autorités

Genève n’arrive pas à construire de nouveaux bâtiments scolaires malgré l’augmentation des effectifs. La gestion des espaces se complexifie – accès à l’extérieur minuté ou disparition des cours de sport facultatifs, déplorent enseignants et parents. Ils tirent la sonnette d’alarme L’an dernier, le cycle d’orientation de Pinchat a fêté son 60e anniversaire. D’antan, l’établissement a gardé sa structure, typique des préfabriqués de l’époque, son inimitable sol en damier et ses salles de gym, perches et espaliers inclus. Au rez de son bâtiment le plus âgé, daté de 1964, subsistent aussi de minuscules toilettes, témoins d’un temps où les enfants étaient bien moins grands. Pour s’y asseoir, les élèves de 12 à 15 ans doivent désormais faire travailler leurs quadriceps. Déambuler dans les couloirs de l’établissement, sis sur les hauteurs de Carouge, c’est se rendre à l’évidence: le vénérable cycle, le tout premier du canton à avoir accueilli filles et garçons côte à côte en classe, a pris bien des rides. Et il n’est pas le seul. A Genève, la majorité des cycles ont été construits dans les années 1960 et 1970. Longtemps pensés pour accueillir entre 700 et 750 élèves, ces édifices sont mis à rude épreuve par l’augmentation quasi-constante des effectifs. Ces derniers ont grossi de plus d’un quart en vingt-cinq ans. En 2024, Cayla comptait 835 élèves, la Florence 867 et les Coudriers, qui détiennent le record cantonal, 925. A défaut de nouveaux établissements, les extensions ont poussé comme des champignons. Voir plus