La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le sud du territoire d’Irumu (Ituri). Les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) frappent de plein fouet l’économie locale : l’agriculture est à l’arrêt, les échanges commerciaux sont paralysés et le spectre d’une crise alimentaire menace la région. Une agriculture en déclin et la peur au ventre Dans la zone de Bandavilemba, le moteur économique de la région — l’agriculture — est quasiment à l’arrêt. Craignant pour leur vie, de nombreux paysans ont pris la décision d’abandonner leurs terres. Pour ceux qui tentent encore de cultiver, le défi est double : produire sans se faire tuer, puis réussir à écouler la marchandise. « Les gens ne produisent plus assez de haricots à cause de l’insécurité. Malgré cela, ils s’efforcent de récolter tant soit peu. Et même si on arrive à ramener cela à la maison, où trouver des acheteurs ? », s'interroge un habitant de la zone, joint par Radio Okapi. Commerces fermés et circuits d'échanges rompus Le climat de terreur est entretenu par des incursions sanglantes. La dernière attaque en da