A l’approche de l’élection au poste le plus important du pouvoir judiciaire cantonal, les fronts peinent à se dessiner. Plusieurs partis ne donnent pas de consigne de vote, la gauche est mal à l’aise et la droite est plutôt timide. Regard sur ce début de campagne Le 29 mars prochain, le destin du Ministère public genevois se jouera dans les urnes. Olivier Jornot, candidat sortant, assis dans son fauteuil de procureur général depuis déjà 14 ans, veut rempiler pour un troisième mandat et des poussières sous la bannière libérale-radicale. Pierre Bayenet, ancien député et membre de ce même parquet depuis quatre ans, vient rivaliser avec l’étiquette très à gauche de SolidaritéS. A quelques semaines de cette élection essentielle pour le pouvoir judiciaire, comment se positionnent les autres partis, et avec quel enthousiasme? Un coup de sonde dans ces coulisses politiques où se trament les stratégies, à l’ombre de petits calculs, de vieilles rancunes et de certaines surprises. Un premier constat. Après avoir démarré en fanfare fin novembre avec le soutien bien décidé du Parti socialiste et celui des Vert·e·s à la candidature du challenger Pierre Bayenet, le débat s’est un peu perdu en cours de route. Le soutien en question commence à s’étioler après les révélations du Temps sur une étrange transaction immobilière, sur fond de vieille créance, avec procédure d’expulsion d’anciens clients à la clé. De plus, comme le fait remarquer le conseiller national Cyril Aellen (GE/PLR), président de la commission judiciaire du parti cantonal, «la campagne peine à démarrer en raison des autres échéances prévues le 8 mars». Ensuite, il ne restera plus que vingt jours pour faire fructifier affiches, flyers et autres apparitions publiques. Voir plus