La visite de l’ancien conseiller d’Etat en charge des finances a suscité de vives réactions ce mardi au Grand Conseil. En ne communiquant pas à ce sujet, le PLR laisse la porte ouverte aux suspicions. Plusieurs de ses membres évoquent un manque de leadership Mais qu’est-ce que Pascal Broulis a bien pu dire aux députés PLR mardi matin? Telle est la question que tout le monde se pose au lendemain d’ une séance tumultueuse du Grand Conseil vaudois lors de laquelle Nicolas Suter, chef de groupe des libéraux-radicaux, a retiré sa résolution demandant la création d’une commission spéciale (appelée DelSurv 2) pour enquêter sur le bouclier fiscal. Quelques heures avant cet épisode mettant aux prises le PS et le PLR, le sénateur, ancien chef des finances cantonales, a été aperçu dans les couloirs du parlement, laissant place à de nombreuses spéculations. Conscient que cette visite allait susciter un certain intérêt, le PLR n’a pas jugé nécessaire de communiquer à ce sujet. Pourtant, le malaise est palpable. «On nous a avertis que vous alliez faire un article sur la visite de Pascal Broulis, témoigne un député. J’aurai des choses à dire, mais je ne peux pas. Il faut vous référer à notre hiérarchie.» Le silence d’autres membres du parti confirme que l’omerta règne au sein du PLR vaudois, qui donne l’impression de marcher sur des œufs. Voir plus