Alors que c’est au tour des femmes d’être auditionnées ce jeudi, la disproportion des moyens investis et d’autres problèmes posés par cette procédure sont pointés du doigt par certains avocats. Le procureur général défend sa stratégie pour «le bon fonctionnement des institutions» et nie toute volonté de refroidir les lanceurs d’alerte Ce jeudi, toutes les parlementaires féminines vont être entendues par le Ministère public vaudois. Leurs homologues masculins l’avaient déjà été en octobre. Raison de ces auditions massives de 150 élues et élus: des fuites dans Le Temps , qui ont déclenché une plainte du Conseil d’Etat pour violation du secret de fonction. L’article avait révélé notamment qu’un député avait eu vent des grandes lignes du rapport Paychère sur le bouclier fiscal et que ses conclusions étaient négatives «pour le PLR et l’administration». Plusieurs élus ont déjà questionné le coût et les moyens investis dans cette affaire. Désormais, les avocats Ludovic Tirelli et Daniel Trajilovic ont eux aussi pointé ce qu’ils considèrent comme une procédure problématique à plusieurs titres et disproportionnée, provoquant l’assentiment sur le web de certains confrères apparaissant régulièrement dans les médias, tels Alexandre Curchod ou Loïc Parein. Voir plus