A Genève, les textes de Marguerite Duras sur la politique, l’alcool ou la dureté sociale n’ont pas pris une ride

Dans «L’Autoroute de la parole 3», Fabrice Huggler donne à entendre des écrits que l’autrice a pensés pour l’extérieur. A l’Athénée 4 et en musique, ces samedi et dimanche, on plongera dans sa vision de la société Marguerite Duras n’aimait pas le théâtre. En tout cas pas le théâtre classique avec ses «gesticulations pour faire croire au drame du corps souffrant à cause des paroles dites alors que le drame tout entier est dans les paroles». Fasciné par son écriture «simple, précise et intense», Fabrice Huggler met en scène depuis plus de vingt ans les textes de l’écrivaine, mais en respectant sa volonté. Dans L’Autoroute de la parole 3 , les comédiens jouent livre en main pour que les mots règnent en majesté. Cette fois, contrairement aux éditions de 2003 et de 2011, les textes dialoguent avec la musique et voyagent dans trois endroits. La Ferme de Marsillon, à Troinex près de Genève, en octobre dernier; l’ancienne chapelle de l’Athénée 4, près des Bastions, ces 28 février et 1er mars et Le Pneu, espace artistique et artisanal de la Jonction, en juin. Pourquoi Duras? Et pourquoi sous cette forme itinérante? Réponse en quatre temps. Voir plus