Assemblée nationale : l’opposition parlementaire dénonce des violations graves du règlement intérieur lors de la séance de questions au gouvernement

La séance de questions d’actualité au gouvernement du 24 février 2026 a laissé des traces. Dans un communiqué conjoint signé par le Groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et les députés non-inscrits, l’opposition parlementaire tire à boulets rouges sur le déroulement de cette séance. Elle dénonce une série de violations manifestes du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Premier grief soulevé, le comportement de certains députés de la majorité. L’opposition cite nommément Ayib Daffe, accusé d’avoir traité ses collègues de l’opposition de « chiens et de chiots », et Alioune Dieye, qui se serait attaqué au père de l’honorable Anta Babacar Ngom. Des propos jugés incompatibles avec l’article 64 du règlement intérieur, qui stipule que « l’Assemblée étant le lieu par excellence du débat démocratique, celui-ci doit être serein, courtois et impersonnel ». Pour l’opposition, il ne saurait être permis à des députés d’insulter des collègues qui n’ont fait que poser des questions. Le président El Malick Ndiaye dans le viseur Le deuxième point de discorde est le comportement du Président Malick Ndiaye, accusé d’avoir violé le code de conduite adopté collectivement par tous les députés. Alors que chaque orateur disposait d’un temps de parole strictement défini, il aurait unilatéralement accordé cinq minutes supplémentaires au Premier ministre, tout en refusant tout droit de réplique aux députés de l’opposition. Ce faisant, il aurait laissé le chef du gouvernement « invectiver l’opposition, dire du mal de tout et de tous, avant de fuir le débat sans jamais répondre aux vraies questions ». L’opposition parlementaire condamne vigoureusement ces pratiques qu’elle juge contraires aux règles d’un exercice démocratique de haute portée. Elle dénonce publiquement l’attitude du président Malick Ndiaye, l’accusant d’avoir « fui ses responsabilités de garant de la dignité et de l’honorabilité de l’Institution ». Elle prend l’opinion nationale et internationale à témoin et annonce qu’elle « saura tirer toutes les conséquences de droit de ces graves manquements ». www.dakaractu.com