Agnam s’insurge contre "l’injustice": « L’absence de Farba Ngom se fait ressentir dans la région… » (Abdou Aziz Diop, Adjt au Maire)

Dignitaires religieux, autorités locales et habitants se sont réunis pour une journée exceptionnelle de prières et de récital du Coran, au coeur de la commune de Agnam Ouro Ciré, marquant un an depuis l’incarcération de Farba Ngom. Abdou Aziz Diop, adjoint au maire, a souligné que l’événement a été initié par l’ensemble des dignitaires religieux du Fouta, notamment la famille Chérifienne, pour manifester soutien et solidarité envers l’élu détenu, tout en poursuivant un cadre strictement spirituel. Selon lui, le dossier de Farba Ngom a évolué d’un dossier judiciaire vers une affaire aux dimensions politiques, ce qui a motivé cette initiative religieuse et communautaire. Les prières ont inclus la récitation de 700 exemplaires du Coran, un geste symbolique de foi et de dévotion. Chaque dignitaire religieux présent a donné des directives pour des pratiques spirituelles à suivre pendant trois semaines, dans l’espoir d’une libération prochaine de l’honorable député. Abdou Aziz Diop a rappelé que malgré un avis favorable des juges pour la libération de Farba Ngom, le procureur général et le ministère de la Justice avaient fait appel, et que le dossier est actuellement en pourvoi de cassation à la Cour suprême. Mamadou Demba Sy, conseiller municipal, a insisté sur l’impact de l’absence de Farba Ngom dans la région de Matam, soulignant son rôle dans le soutien aux projets communautaires, aux forages, à l’éducation et à la santé, ainsi que dans l’aide aux familles pendant le Ramadan et les fêtes religieuses. « Aujourd’hui, nous venons célébrer, mais aussi montrer notre indignation face à une injustice », a-t-il déclaré, rappelant l’importance de respecter les traditions religieuses et l’attachement à la foi dans la mobilisation pour Farba Ngom. La journée a également mis en lumière l’engagement de Farba Ngom envers l’Islam et les communautés locales, avec de nombreuses contributions à la construction de mosquées, au financement de pèlerinages et à des initiatives humanitaires. Selon les responsables présents, cette mobilisation ne se limite pas à un acte de solidarité individuelle, mais traduit le respect et la reconnaissance d’une communauté envers un leader perçu comme fidèle à ses valeurs religieuses et civiques. www.dakaractu.com