Dans une contribution au ton ferme, Lababa Faye, membre du Mouvement National des Cadres Patriotes, alerte sur ce qu’il considère comme une stratégie politique visant à affaiblir l’Institution du Président de la République, dans un contexte national déjà marqué par de fortes tensions sociales. Selon l’auteur, le Sénégal traverse une période délicate, entre grèves récurrentes, malaise universitaire, inquiétudes sanitaires et difficultés économiques. Dans ce climat, il estime que la priorité devrait être à la cohésion nationale et à la consolidation des institutions. Or, déplore-t-il, certains députés auraient choisi une posture de confrontation systématique face aux initiatives du pouvoir exécutif. Pour Lababa Faye, le refus répété des cadres de concertation et la contestation permanente ne relèvent plus d’un simple exercice démocratique. Il y voit une démarche politique assumée, susceptible d’installer un doute sur la solidité des institutions et d’alimenter l’idée d’une instabilité au sommet de l’État. Une telle dynamique, prévient-il, pourrait affecter la crédibilité du pays, aussi bien sur le plan interne qu’international. L’auteur distingue toutefois la critique légitime de ce qu’il qualifie de logique de déstabilisation. Il rappelle que le débat d’idées et la contradiction font partie du fonctionnement normal d’une démocratie, mais estime que ces mécanismes ne doivent pas se transformer en stratégie d’obstruction ou en calcul politique au détriment de l’intérêt général. Évoquant le rôle du président Bassirou Diomaye Faye, Lababa Faye soutient que le chef de l’État incarne un espoir pour une large frange de la population. À ses yeux, fragiliser l’Institution présidentielle dans un moment de crispation sociale revient à exposer l’ensemble du système républicain à des tensions supplémentaires. Il appelle ainsi à une responsabilité accrue des acteurs politiques, soulignant que le mandat populaire doit être exercé dans un esprit de loyauté institutionnelle et de service à la nation. Pour lui, les rivalités internes et les stratégies individuelles ne sauraient primer sur la stabilité et le progrès collectif. En conclusion, Lababa Faye invite les responsables publics à dépasser les logiques de positionnement pour privilégier le travail et la consolidation de l’État. « Le peuple observe. Il jugera », affirme-t-il, estimant que l’heure est à la responsabilité historique plutôt qu’aux divisions tactiques. www.dakaractu.com