Désormais privé de son président exécutif, le Forum économique mondial (WEF) traverse une crise sans précédent. Alors que sa gouvernance doit être revue et que son orientation est remise en question, trois options se dessinent pour son futur En 2024, une enquête du Wall Street Journal pointait de graves problèmes de gouvernance au sein de la maison WEF. Le prologue d’un drame institutionnel qui allait se jouer dès 2025 avec pour premier acte le retrait forcé de Klaus Schwab. Un départ rapidement suivi de celui de Peter Brabeck, son successeur ad interim à la présidence du conseil de la fondation qui organise chaque année à Davos la réunion annuelle du Forum économique mondial. Si la démission de l’ancien patron de Nestlé était inattendue, l’annonce ce jeudi de celle du président exécutif du WEF, Børge Brende, n’a guère surpris. L’ancien ministre des Affaires étrangères norvégien fait partie des personnalités éclaboussées par l’affaire Epstein. Il a entretenu entre 2018 et 2019 une correspondance nourrie avec le financier et pédophile américain qui n’en finit plus, six ans après son décès en prison, de faire trembler le gotha économique et politique mondial. Voir plus