La rançon de l’ingratitude ! Quatre catégories socio-professionnelles ont été déterminantes dans l’avènement du Pastef au pouvoir. Enseignants, étudiants, Marchands ambulants et conducteurs de motos Jakarta (TiakTiak). Ils ont, tous, été en première ligne dans la conquête du pouvoir. Aujourd’hui, ils semblent être les plus déçus et les moins considérés sous le tandem Sonko Diomaye. Dieu sait que, dès fois, nous avons envie de nous poser tranquillement au balcon, sirotant un café bien chaud pour apprécier et rire du spectacle qui se déroule. Nous aimerions pouvoir faire preuve de sadisme en disant, «bien fait pour leurs tronches. Ils n’ont que ce qu’ils méritent». Mais ce serait irresponsable de notre part, même si ces gens ont combattu farouchement le Président Macky Sall, raconté des contrevérités sur lui, sa famille politique et même celle biologique. Une entreprise de diabolisation et de destruction d’une personne, d’un régime qui s’étend jusque dans les abris provisoires et salles de classe des hameaux les plus reculés du pays. Dans le seul dessein de précipiter la chute de l’Alliance Pour la République. Aujourd’hui, le Pastef, même au pouvoir, n’a jamais su se départir de son statut d’opposant. Ses deux années aux affaires ont fini d’installer un rejet franc et massif dans l’opinion. Rejet d’autant plus violent qu’il procède d’un dépit amoureux. Sonko-Diomaye, le duo, a raté son rendez-vous avec l’Histoire. Ce mois de février a été émaillé par un mouvement d’humeur des enseignants, fait de débrayes, de sit-in et de grèves. En réponse à cette situation, des ponctions salariales ont été appliquées par le gouvernement sur les soldes. Ces retenues vont de 100.000 FCFA à 250.000 FCFA. Un «vandalisme d’Etat» et qui devrait, normalement, nous laisser de marbre puisque c’est le bloc anti-Macky qui craquelle et se déchire. www.dakaractu.com