Dans le débat sur l’initiative «200 francs, ça suffit!», les accusations de gauchisme à l’égard des journalistes du service public se multiplient. Elles remontent, au moins, aux années 1940. Toutefois, la TV réussit parfois à être qualifiée de réactionnaire Ils fumaient tous sur le plateau – il n’y avait que des hommes et on voit les volutes qui s’élèvent au-dessus des lourdes caméras. C’était le 14 novembre 1963. Peu avant les élections fédérales, la télévision romande organisait Forum (sans lien avec l’actuelle émission de radio), le premier débat entre responsables de partis politiques. Le média TV, qui avait quelques décennies, plantait cette fois fièrement son drapeau sur le terrain de la vie politique nationale. Il ne cessera d’être contesté par sa manière dont il traite les affaires nationales. A quelques jours du vote sur l’initiative «200 francs, ça suffit!», les critiques pleuvent sur le gauchisme, le wokisme, le communautarisme et tant d’autres -ismes attribués aux journalistes du service public. Même la Suisse romande, jusqu’ici moins touchée que la majorité, bruissent de hauts cris sur Facebook et les autres réseaux. Voir plus