Le retour du tram: Lausanne et Genève, un destin ferré partagé

Soixante ans après avoir sacrifié ses tramways sur l’autel de la modernité automobile, Lausanne dévoile les premières rames de la nouvelle ligne T1. Un retour en grâce qui fait écho au passé genevois et marque la fin d’une parenthèse routière de plusieurs décennies L’émotion était palpable lundi dans le nouveau garage atelier de Renens, au moment où la conseillère d’Etat vaudoise Nuria Gorrite et la directrice des Transports publics lausannois (TL) Patricia Solioz Mathys sont montées dans le nouveau tramway. «Ce n’est plus seulement une infrastructure en construction, il devient une présence. Il a une silhouette, il entre littéralement dans notre paysage et bientôt dans notre quotidien», a introduit la ministre pour qui ce tram incarne quatorze années de travail. Avec l’arrivée des deux premières rames, le tramway lausannois quitte en effet officiellement le monde des plans techniques pour entrer dans celui de la réalité urbaine. Ce passage symbolique marque la fin du gros œuvre et le début d’une phase de précision chirurgicale: la mise en mouvement. Voir plus