A Genève, un médecin, beaucoup de crack, des armes et un crime conjugal sur fond de délire mystique

Jugé pour assassinat par le Tribunal criminel, le prévenu admet avoir tiré sur sa femme dans leur villa de Vandœuvres. Il explique avoir agi sous l’emprise d’une drogue qui lui provoquait des bouffées délirantes. Récit d’une affaire très singulière Il se passait des choses vraiment étranges derrière les murs de cette villa de Vandœuvres et surtout dans la tête de ses propriétaires. Un médecin qui carburait au crack en compagnie de son épouse, qui détenait de nombreuses armes à feu chez lui et qui s’était convaincu que son beau-père était une sorte de prince des ténèbres aux pouvoirs occultes. Dans la nuit du 21 octobre 2021, cette dérive mystique a fini dans le sang et la femme du docteur G. a succombé après avoir reçu deux balles dans le dos. Jugé cette semaine à Genève, le prévenu, âgé de 57 ans, plaide le meurtre commis dans un moment de folie pure. Devant le Tribunal criminel, le nombre de parties s’est réduit comme peau de chagrin. A la suite d’un accord demeuré confidentiel, les deux enfants majeurs du couple et les parents de la victime ont pris congé de cette procédure. La femme de ménage, qui disait avoir subi les avances insistantes et menaçantes ainsi que l’exhibitionnisme du maître de maison, a aussi retiré sa plainte, mais la tentative d’abus de la détresse reste poursuivie d’office. «Tout était exagéré, elle était vieille et moche, même le chien ne la supportait pas. Je voulais juste la pousser à partir en me présentant nu devant elle. C’était stupide», explique à ce sujet le prévenu. Voir plus