«Quota de logements abordables» ou «construire plus vite»: à Lausanne, la bataille du logement est au cœur des élections municipales

A l’approche des élections communales du 8 mars, la crise du logement s’impose comme un point de rupture du scrutin lausannois. Entre la volonté de la gauche de réguler davantage le marché et l’ambition de la droite de libérer la construction, deux visions de la ville s’affrontent dans une capitale vaudoise saturée A Lausanne, le logement n’est plus une simple thématique de campagne, c’est une angoisse quotidienne pour des milliers de ménages. Avec un taux de vacance qui frôle désespérément le zéro (0,54% actuellement), la question n’est plus de savoir s’il faut construire, mais pour qui et à quel prix. Pour l’alliance de gauche (PS-Vert·e·s-POP), la réponse est claire: la Municipalité doit agir en rempart contre la spéculation. En prônant «un quota de 30% de logements à loyers abordables dans chaque projet d’envergure», le syndic Grégoire Junod et ses alliés entendent faire de l’accès à un logement un pilier du pouvoir d’achat. Actuellement, le prix au mètre carré s’élève à 13 844 francs: les prix à l’achat ont bondi de 190% en vingt-cinq ans. Mais cette stratégie de «la main visible» de l’Etat hérisse les milieux immobiliers et la droite. Pour le PLR, cette régulation excessive est précisément ce qui grippe la machine. «Il faut construire plus et plus vite», martèlent les libéraux-radicaux, qui voient dans l’accès à la propriété privée et le partenariat public-privé la seule issue durable à la pénurie. Voir plus