La cour d’assises de Paris ouvre ce lundi le premier procès en France lié au génocide de la minorité yazidie perpétré par l’État islamique. Le jihadiste français Sabri Essid, présumé mort en Syrie, y est jugé par défaut pour génocide et crimes contre l’humanité. Trois survivantes yazidies se sont constituées parties civiles. Un procès historique. Pour la première fois, la justice française se penche sur les crimes commis contre les Yazidis sous l’État islamique. À partir de lundi, la cour d’assises de Paris examine pendant cinq jours le dossier de Sabri Essid, figure du jihadisme français partie rejoindre l’organisation en Syrie en 2014. Né à Toulouse en 1984, l’homme est poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité et complicité de ces crimes pour des faits commis entre 2014 et 2016. Présumé tué en 2018, il est néanmoins considéré juridiquement comme en fuite, car il n'existe aucune preuve formelle permettant d'attester avec ...