La ville de Lausanne monte au créneau. Ecartée de la procédure administrative valaisanne sur la pollution du Léman au 1,2,4-triazole, la capitale vaudoise accuse Syngenta et CIMO de nuire à la transparence C’est un bras de fer qui illustre la fragilité de la protection des ressources naturelles face aux géants industriels. Lundi, la ville de Lausanne a brisé le silence pour dénoncer une manœuvre procédurale visant à l’exclure du dossier de la pollution au 1,2,4-triazole. Ce résidu chimique, détecté en septembre dernier dans les eaux du Léman, provient majoritairement du site de Monthey en Valais. Initialement admise comme partie à la procédure administrative ouverte par le canton du Valais, Lausanne – qui représente 17 communes et plusieurs distributeurs – en est désormais privée d’accès. En cause: un recours déposé par les entreprises Syngenta et CIMO contre sa qualité de partie. L’effet suspensif attaché à cette démarche rend le dossier inaccessible aux autorités vaudoises. Voir plus