Malgré un comité transpartisan, l’initiative «Internet» ne fait pas l’unanimité

L’initiative de Guido Fluri vise à imposer des obligations aux géants du web et de l’IA. Certains élus craignent que ce texte ne favorise une forme de censure d’Etat. D’autres estiment qu’il permettra de faire pression sur le Conseil fédéral, qui a déposé une réglementation des plateformes jugée minimaliste La réglementation des géants du numérique prend une dimension politique majeure en Suisse, comme en témoigne le lancement le 3 mars de l’initiative «Internet». Son comité est composé d’élus issus des différents partis représentés sous la coupole fédérale. Le texte veut imposer des obligations aux fournisseurs de réseaux sociaux, de moteurs de recherche et de systèmes d’intelligence artificielle générative afin de protéger les droits fondamentaux de la population. La démarche s’inscrit dans un contexte de pression croissante à l’égard du Conseil fédéral. Ce dernier est jugé trop attentiste sur ces sujets. Il a ouvert la consultation sur son projet de réglementation des plateformes de communication fin octobre 2025, avec un retard de dix-huit mois sur le calendrier initial. Un texte jugé bien trop minimaliste par certains parlementaires fédéraux et organisations issues de la société civile. Voir plus