KOLDA : Les journalistes de Kolda et Sédhiou à l’école des mutilations génitales féminines…

Pour une communication responsable, les journalistes des régions de Kolda et de Sédhiou ont été capacités pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, grâce à TGG/ALM. Ainsi, cet atelier de formation vise à améliorer la qualité des reportages et des plaidoiries pour une meilleure prise en charge des droits de la femme et de la fille. Dans cette dynamique, Cory Sène coordonnateur régional/Afrique de l’Ouest estime qu’il est important d’outiller les porteurs de voix sur des techniques de communication adéquats pour la fin des MGF d’ici 2030. Dans cette lancée, les questions liées à l’excision, les MGF ont été développées par Ernest Mendy responsable régional d’AMREF et Babacar Sy coordonnateur du CCA de Kolda. Et en ce sens, les argumentaires religieux, culturel et juridique ont fait l’objet de débats avec les journalistes pour une bonne prise en charge des droits humains. À cela, il a été ajouté le trauma, le consentement, les accouchements difficiles, les hémorragies liées aux mutilations génitales féminines. Et tout ceci entre dans le cadre de bien communiquer sur ces thématiques. À en croire Cory Sène, « notre programme regroupe un  consortium d’ONG et de la société civile dont les plus connus sont AMREF/health Africa, Actionaid et Options. On est à Kolda ces deux jours pour échanger avec les journalistes de Kolda et de Sédhiou pour un renforcement de capacités mutuel. » Dans cette dynamique, il soutient : « il s’agit de mieux orienter les discours, communications et reportages sur la question des mutilations génitales féminines et les VBG. D’ailleurs, cela a été une occasion d’échanger avec ces acteurs clés du dispositif de communication en faveur du changement des normes sociales. Et nous considérons que pour changer les normes sociales, il faut bien communiquer… » Ainsi, le projet vise un monde meilleur pour les filles et les femmes où elles jouissent pleinement de leurs droits dans un Sénégal sans MGF. En ce sens, les journalistes sont des collaborateurs incontournables pour le débat public pour le changement. À ce titre, il faut une synergie des actions dans les régions pour le changement de mentalité pour l’abandon des MGF. Ibrahima Diallo,  correspondant de la SENTV à Sédhiou, soutient que cette formation vient à son heure. Dans la foulée, il précise : « nous sommes dans une zone où il faut bien communiquer pour mettre fin aux mutilations génitales féminines et les violences basées sur le genre. Et ces connaissances vont nous permettre d’aborder la question avec beaucoup plus de maitrise dans nos terroirs avec ses préjugés. « Désormais, nous savons que l’article 7 Alinéa 2 interdit toute forme de violence corporelle dont les actes incriminés sont la perpétuation, la tentative, l’instigation, l’aide ou assistance a un acte de MGF… » www.dakaractu.com