Signé le 1er mai 2025 entre le gouvernement du Sénégal, les organisations patronales et les centrales syndicales, le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID) entre dans sa première phase d'évaluation. Devant le Comité de pilotage, le Premier ministre a présidé ce matin la séance d’évaluation. Également, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, a dressé un état des lieux qui révèle des progrès dans plusieurs domaines stratégiques, tout en identifiant des défis persistants qui appellent une mobilisation accrue. Conçu comme le principal cadre stratégique de gouvernance tripartite des relations professionnelles au Sénégal, le PNSS-CID est structuré autour d'un plan d'action décliné en dix produits, assortis d'indicateurs et d'échéances. Son architecture institutionnelle repose désormais sur deux instances opérationnelles : le Comité de pilotage (COPIL), installé le 27 octobre 2025, et le Comité technique (COTECH), mis en place le 13 janvier 2026. Ces deux organes constituent le socle de coordination et de suivi du Pacte. Dialogue social renforcé, cadre juridique en chantier Sur le front du dialogue social, plusieurs concertations sectorielles ont été engagées, notamment dans les domaines de l'éducation et de la formation, de la santé, de la justice et du secteur primaire. Par ailleurs, des progrès importants ont été enregistrés dans la modernisation du cadre juridique du travail décent : les projets de Code du Travail et de Code de la Sécurité sociale ont atteint un stade avancé de rédaction. Ces textes ont été examinés par la Cour suprême en assemblée consultative les 16 et 23 décembre 2025, et leurs textes d'application ont été élaborés en vue de leur soumission au Conseil consultatif national du Travail et de la Sécurité sociale (CCNTSS). Dans le domaine des conditions de travail, plusieurs mesures concrètes ont été mises en œuvre : la revalorisation des salaires des domestiques et gens de maison, la revalorisation des salaires dans les professions agricoles, la suppression des équivalences à la durée légale du travail dans l'hôtellerie, ainsi que la restructuration de la Société nationale La Poste, avec 290 protocoles d'accords de départs négociés visés. Protection sociale élargie, agents de l'État mieux lotis Dans le domaine de la protection sociale, les concertations sur la réforme du système de retraite ont abouti à des conclusions disponibles et à l'élaboration d'une feuille de route. En matière d'extension de la couverture sociale, trois avancées majeures sont à noter : le déploiement progressif du Régime simplifié pour les petits contribuables (RSPC) ; la mise en place de la Mutuelle sociale nationale des artisans du Sénégal ; et la signature d'une convention entre le Ministère du Travail et l'Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle pour la prise en charge de la branche santé. En ce qui concerne les agents de l'État, plusieurs mesures structurantes ont été arrêtées : la généralisation de l'indemnité représentative de logement à l'ensemble des fonctionnaires ; et l'autorisation de recrutement de 2 000 enseignants en 2025, 2 527 en cours pour 2026, 500 enseignants-chercheurs et 2 500 agents de santé. Ces dispositions visent à la fois à améliorer les conditions de vie des agents et à renforcer l'offre d... www.dakaractu.com