Après de vifs échanges par communiqués interposés, Bamako et Nouakchott déclarent désormais vouloir « renforcer » leur « coopération bilatérale ». La tension semble donc retomber. La Mauritanie a même proposé d'accueillir une commission d'enquête malienne ou de l'AES, après que le Mali a affirmé, dimanche 16 mars, que deux militaires maliens retenus en otages par un groupe terroriste avaient réussi, dans la nuit du 13 au 14 mars, à s'échapper d'un camp de réfugiés en Mauritanie. Des « accusations » « émises sans la moindre preuve » et « infondées », selon Nouakchott. RFI révélait ce mercredi que les deux militaires maliens étaient en fait détenus au Mali, par les jihadistes du Jnim, et qu'ils avaient été libérés en échange d'une rançon. Récit d'une fausse évasion montée de toutes pièces.