Le 18 mars 1946, la Confédération et l’URSS établissaient des relations diplomatiques. Une date que la Russie veut célébrer alors que la Suisse redevient fréquentable à ses yeux. Berne se montre plus emprunté Il y a tout juste 80 ans, la Suisse était l’un des derniers pays à reconnaître l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) dont la Fédération de Russie est aujourd’hui l’héritière. A cette occasion, comme le veut un usage diplomatique qui ne va plus de soi depuis l’agression de l’Ukraine, Ignazio Cassis a transmis un message à son homologue russe Sergueï Lavrov. Après un rappel historique, il indique que «nos relations ont résisté à des situations difficiles, y compris la guerre de la Russie contre l’Ukraine, et le canal diplomatique n’a jamais cessé d’opérer […].» Il évoque ensuite la Charte de l’ONU, la reprise des sanctions européennes et la disponibilité de la Suisse pour offrir ses «bons offices» avant de conclure: «Je suis convaincu qu’il est dans l’intérêt de nos deux pays […] que continue le dialogue que nous avons toujours entretenu. Voilà mon appel et mes vœux en ce jour symbolique pour nos relations bilatérales.» Quel a été le message de Sergueï Lavrov à Ignazio Cassis? «Pour des raisons éthiques, nous ne jugeons pas opportun de nous mettre à la place du destinataire et de divulguer le contenu du document à la presse, explique le porte-parole de l’ambassade de Russie à Berne», Vladimir Khokhlov, qui suggère de contacter le Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse à ce sujet. Interpellé, le DFAE répond que c’est à Moscou de communiquer. En fin de journée, la partie russe indiquait au Temps qu’un communiqué de presse concernant ce message devait être publié par le Ministère russe des affaires étrangères sur son site «plus tard». Voir plus