Municipales à Paris : un débat électrique entre Rachida Dati, Sophia Chikirou et Emmanuel Grégoire

Paris - Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a assuré n’avoir «qu’une seule adversaire, Rachida Dati», et considère l’Insoumise Sophia Chikirou comme sa «concurrente», mercredi lors d’un débat sur BFMTV et Le Figaro TV. «Ce soir, je n’ai qu’une seule adversaire, c’est Rachida Dati», a déclaré Emmanuel Grégoire lors du débat télévisé avant le second tour dimanche des élections municipales où il affrontera la candidate de la droite et du centre et celle de LFI. «Vous ne pourrez pas être élue dimanche maire de Paris sans le soutien explicite de l’extrême droite parisienne et nationale, au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté leur soutien, (Jordan) Bardella, (Bruno) Gollnisch, toutes les générations... On dirait le comité de soutien de Marine Le Pen. C’est une faute morale», a-t-il également étrillé. Rachida Dati a salué mardi la décision «sage et responsable» de l’eurodéputée d’extrême droite, Sarah Knafo, qui a retiré sa liste malgré sa qualification pour le second tour (10,4%), en appelant ses électeurs à faire «battre la gauche» à Paris dimanche. «Je salue évidemment ces actes de responsabilité, parce que quel est l’enjeu? C’est d’avoir une gauche radicale qui poursuive la dégradation et le déclin de Paris», a-t-elle réitéré mercredi au micro d’Europe 1. «L’extrême droite a choisi de se sacrifier à Paris à son profit au plan national (...) pour que vous puissiez lui rendre la même chose bientôt», en allusion à la présidentielle de 2027, a poursuivi M. Grégoire. «Vous êtes devenu Madame Soleil M. Grégoire?», a ironisé Mme Dati, l’accusant de mentir. En tête du premier tour (37,98%), Emmanuel Grégoire a par ailleurs estimé que Sophia Chikirou, arrivée troisième, était sa concurrente» alors que celle-ci a estimé être «la seule opposante» à Rachida Dati. L’ex-adjoint d’Anne Hidalgo a reconnu des «points communs» avec la députée Insoumise qui a maintenu sa liste après le «refus» du candidat de fusionner. Mais «la dureté» de la campagne de Sophia Chikirou à son encontre «rendait impossible toute alliance», a-t-il affirmé. «Paris n’a pas besoin d’une maire des riches, ni d’un maire qui tourne le dos aux luttes sociales», a rétorqué sa concurrente, renvoyant dos à dos les deux favoris du scrutin. Mme Chikirou n'était initialement pas invitée à ce seul débat d’entre-deux tours. Mais BFMTV est revenue sur sa décision après protestation de la formation de Jean-Luc Mélenchon qui a saisi l’Arcom. © Agence France-Presse