Aveux glaçants à Guédiawaye : accusé de tentative de viol sur une fillette de 3 ans, il reconnaît quatre autres abus

Une affaire d’une extrême gravité secoue la justice sénégalaise. À Guédiawaye, un homme de 30 ans comparaît devant la Chambre criminelle pour des faits qui dépassent l’entendement. Comme le rapporte le quotidien L’Observateur, l’accusé, tailleur de profession, est poursuivi pour tentative de viol sur une fillette de 3 ans, pédophilie et détournement de mineure. Mais au-delà de l’horreur des faits, c’est son attitude et ses aveux qui ont profondément marqué l’audience. Une scène d’une violence insoutenable Les faits remontent à juin 2020. Ce jour-là, la petite victime croise la route de son agresseur dans la rue. Sans hésitation, l’homme l’enlève et l’entraîne dans un bâtiment en construction, à l’abri des regards. Son intention est claire : commettre l’irréparable. Il commence à déshabiller l’enfant, lui retire ses vêtements. Mais le drame est évité de justesse grâce aux cris de la fillette. Alertée, une passante intervient immédiatement, mettant en fuite l’agresseur. Rattrapé par la mobilisation des riverains, il est finalement appréhendé. Des aveux qui glacent l’audience À la barre, l’accusé ne nie rien. Bien au contraire. Avec une froideur déconcertante, il déclare : « J’ai tenté de la violer ». Mais le plus troublant reste à venir. Il affirme également avoir déjà abusé de quatre autres fillettes par le passé. Une confession spontanée qui dessine le profil d’un individu dont les cibles sont systématiquement des mineures vulnérables. Dans la salle, le choc est total. Folie ou lucidité ? Le cœur du débat Face à la gravité des faits, la défense a choisi une ligne claire : celle de la maladie mentale. S’appuyant sur l’article 50 du Code pénal, les avocats ont plaidé la démence, évoquant un comportement « anormal » et des troubles psychiatriques anciens. Le dossier médical révèle en effet un internement entre 2014 et 2016 pour une schizophrénie débutante. Des traitements lourds, notamment à base de psychotropes, auraient été administrés, y compris en détention. Pour la défense, l’accusé n’était pas en pleine possession de ses facultés au moment des faits. Mais cette thèse est fermement contestée par le ministère public. Le procureur rejette l’argument, estimant que les troubles évoqués sont anciens et sans lien direct avec les faits de 2020. Selon lui, le comportement de fuite de l’accusé au moment de l’intervention prouve qu’il avait pleinement conscience de la gravité de son acte. Une peine requise, un verdict attendu Considérant les faits comme établis et reconnus, le procureur a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle. L’accusé, lui, a été reconduit en cellule dans l’attente du verdict, prévu pour le 5 avril prochain. www.dakaractu.com