6,5 % de croissance, 70 % de pauvreté: le paradoxe congolais que les chiffres du FMI ne résolvent pas !

Avec une croissance de 6,5 % en 2024 et 5,6 % en 2025, la République démocratique du Congo figure parmi les économies les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne, dont la moyenne est projetée entre 3,8 % et 4,1 % selon le FMI. L’inflation a reculé de 11,7 % fin 2024 à 2,2 % en novembre 2025, portée par une politique monétaire restrictive et une appréciation notable du franc congolais. Ces chiffres, cités par le président Tshisekedi devant le Parlement en décembre 2025, traduisent une résilience macroéconomique réelle. Mais plus de 70 % de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté.  Ce paradoxe s’explique en grande partie par la structure de l’économie. Le secteur minier représente environ la moitié du PIB et la quasi-totalité des recettes en devises. Les grands groupes internationaux, dont Glencore, CMOC, Ivanhoe Mines et Barrick Gold, soutiennent la croissance et les recettes publiques, mais renforcent la dépendance du pays aux cycles des matières premières. Les retombées pour les populations restent limitées faute de transformation locale suffisante. Les recettes fiscales ne représentent que 12,5 % du PIB, contre 16 % en moyenne en Afrique subsaharienne selon la Banque