Dibby, le rappeur genevois qui bouscule les codes du hip-hop

A l’occasion de sa programmation au festival m4music à Zurich, où il se produira ce samedi 21 mars, l’artiste évoque son identité queer, son parcours et sa volonté de tracer sa propre voie Il arrive sur scène comme on entre dans la peau d’un personnage. Lunettes noires, tresses, gestes précis, un trait d’eye-liner qui souligne le regard. Autour de lui, un guitariste, un batteur, parfois des danseurs. L’énergie est frontale, presque théâtrale. Chez Dibby, le concert tient autant de la performance que du rap. Une manière d’habiter la musique avec tout le corps, comme si chaque morceau devait aussi se voir, pas seulement s’écouter. Derrière cette flamboyance, l’histoire commence de façon beaucoup plus intime. Dans une chambre d’enfant à Genève, devant la télévision et les clips de MTV. Le jeune Alexander, né en 1996, découvre le hip-hop, écoute Diam’s, écrit ses premiers textes. Mais quelque chose manque. Avec le recul, il le formule sans détour: «Je voulais créer le rappeur que je n’avais pas pu entendre quand j’étais adolescent.» Voir plus