La philosophe Claire Marin, invitée au Salon du livre de Genève: «Ecrire, même pour soi, est toujours un geste d’ouverture»

Depuis la parution de son premier essai en 2008, «Violences de la maladie, violence de la vie», l’œuvre de la philosophe fraie dans les interstices des grands vertiges de l’existence: le deuil, la rupture, toutes les formes de renaissance. Elle est l’invitée de Laure Adler au Salon du livre de Genève Quiconque s’est déjà plongé dans un livre de Claire Marin peut témoigner de la même prouesse: la philosophe excelle dans l’art de s’emparer des moments cruciaux de l’expérience humaine pour leur offrir un regard neuf dans une langue débarbouillée des jargons conceptuels, portée par un style personnel, souvent à la première personne, et qui puise ses références dans des univers accessibles. Depuis la parution de son premier essai en 2008, Violences de la maladie, violence de la vie , son œuvre fraie dans les interstices des grands vertiges de l’existence – ce que c’est que l’altérité, la place du soin, le deuil et toutes les formes de renaissance, à l’image de son dernier triptyque: Rupture(s) (2019, L’Observatoire), Être à sa place (L’Observatoire, 2022) et Les Débuts. Par où recommencer? (Autrement, 2023), trois ouvrages au grand succès public, qui se lisent et s’offrent comme des viatiques. Voir plus