Selon les contrôles de la Chancellerie fédérale, le seuil des 100 000 paraphes requis pour porter l’initiative contre les OGM n’est pas atteint. Un recomptage des voix sera effectué par un groupe interdépartemental L’initiative populaire pour réglementer les OGM dans l’alimentation est sur la sellette. Le Conseil fédéral a demandé ce vendredi un recomptage des voix. Selon les contrôles effectués par la Chancellerie fédérale, 98 200 signatures ont été déposées. Le comité d’initiative «Pour des aliments sans organismes génétiquement modifiés (initiative pour la protection des aliments)» avait annoncé il y a un mois plus de 137 000 paraphes. Ils avaient jusqu’au 3 mars pour récolter les signatures nécessaires. En tenant compte des signatures à invalider, la Chancellerie estime qu’environ 96 400 signatures seraient valables, ce qui est en deçà du quorum des 100 000 signatures. Comme ce résultat est compris entre 95 000 et 101 000, un recomptage est nécessaire. En Suisse: Tout comprendre au projet de loi sur les «nouveaux OGM» Un groupe interdépartemental sera donc chargé de recompter les signatures et de vérifier les résultats établis par la Chancellerie. C’est une pratique courante pour des résultats serrés, précise le Conseil fédéral. Le groupe sera composé d’un représentant de chaque département, à l’exception de celui en charge de l’initiative populaire, en l’occurrence le Département de l’Environnement dirigé par Albert Rösti. Sur la base des résultats obtenus, la Chancellerie constatera si l’initiative a abouti ou non. Certification avec un «partenaire reconnu» Le comité d’initiative a pris acte de la décision du Conseil fédéral. Il estime cependant que c’est au peuple de décider si des OGM peuvent atterrir dans l’assiette. C’est une question fondamentale. Lire aussi: L'UE assouplit sa réglementation pour développer les NGT, des plantes issues de nouvelles techniques génomiques Il précise qu’il a certifié les signatures avec un partenaire extérieur reconnu. A la fin février, le comité a déposé officiellement 104 015 signatures, tandis que des milliers d’autres étaient encore en cours de vérification dans les communes. L’initiative populaire demande le maintien des contrôles après l’expiration du moratoire sur les OGM. Elle exige aussi la liberté de choix pour les consommateurs, la protection de l’agriculture sans OGM et la sécurité face aux risques du génie génétique, notamment pour l’agriculture biologique.