«Le Léman est un bien public, pas un club privé»: le parlement genevois refuse de rendre payant l’accès aux plages publiques

Le Grand Conseil a adopté une nouvelle loi sur les eaux, qui poursuit notamment l’ambition de développer un réseau d’eau brut. Le PLR n’a pas été suivi dans sa volonté de réintroduire la possibilité de faire payer l’accès à certaines plages C’est «un des actes majeurs de la législature» à entendre les députés. Jeudi soir, le Grand Conseil a adopté une refonte de la loi genevoise sur les eaux. Cette législation avait été introduite en 1961 et peu revue depuis, alors que la ressource est davantage sous pression par les temps caniculaires qui courent. «Je suis très satisfait», a commenté le conseiller d’Etat Nicolas Walder à l’issue des débats. Il peut. Si la réforme a été votée presque à l’unanimité, ce large soutien était loin d’être acquis au sortir de la commission. Principale pomme de discorde: la volonté de la droite de tolérer un accès payant à certaines plages publiques – celles disposant d'infrastructures. En 2019, la commune de Collonge-Bellerive avait fait œuvre de pionnière en introduisant des tarifs pour les non-résidents souhaitant profiter de «sa» majestueuse plage de la Savonnière. Tollé général. En 2024, le parlement décide d’ancrer dans la loi le principe d’«universalité» de l’accès au lac. Voir plus