Le Temps
Les cantons de Zurich, d’Appenzell Rhodes Extérieures et Intérieures ont récemment publié un rapport de surveillance du lait après avoir proposé à toutes les exploitations agricoles de faire analyser gratuitement leur produit. Si les valeurs semblent rassurantes, les Verts zurichois s’inquiètent Mange-t-on et boit-on des PFAS en Suisse? La question se pose depuis déjà quelque temps et l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS), de même que l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) avaient déjà offert des premiers éléments de réponse en novembre dernier. Les deux organes avaient en effet analysé 889 denrées alimentaires et 276 produits laitiers. Résultat: un tableau globalement rassurant, se réjouissait le chimiste cantonal genevois Patrick Edder dans nos colonnes , avec respectivement 0,8 et 2,8% de ces deux groupes d’échantillons présentant une teneur supérieure à celles maximales fixées dans l’ordonnance sur les contaminants en un type de PFAS, le sulfonate de perfluorooctane (PFOS). Zurich, Appenzell Rhodes-Extérieures et Intérieures ont décidé de continuer la traque aux polluants éternels en lançant un programme de surveillance proactif de ces substances per- et polyfluoroalkylées dans le lait. En résumé, les trois cantons ont proposé gratuitement, et sur base volontaire, aux exploitations laitières de faire analyser leurs produits. Pour Zurich, tous les élevages du canton disposant d’au moins trois vaches laitières ont été inclus, explique le rapport. Les coûts des prélèvements et des analyses se situent dans une fourchette à six chiffres, précise le laboratoire cantonal zurichois. Il ajoute encore que «des coûts plus élevés sont à prévoir pour l’accompagnement des exploitations concernées dans l’identification des causes» de contamination. Voir plus
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