Le Temps
Malgré les menaces qui ont circulé en amont de la manifestation, le cortège militant a pu circuler à travers la capitale vaudoise sans que des heurts ne soient à déplorer, et selon son propre parcours, différend de celui tracé par la ville. Sur le chemin, les vitrines des banques et assurances n’ont pas été épargnées Trompettes, tambours, masques multicolores et keffieh: samedi en début d’après-midi, les rues de Lausanne se sont remplies d’une foule bariolée, préparée pour la pluie mais aussi souvent masquée pour préserver son anonymat, afin de battre le pavé. «L’amour, toujours, les fachos jamais jamais», pouvait-on entendre de la bouche de jeunes et de moins jeunes, de parents et d’enfants, et de beaucoup de visages camouflés par des accessoires aussi divers que des fleurs géantes, des cagoules en crochet, des figures en papier mâché ou des arrosoirs, témoins d’une certaine méfiance vis-à-vis des forces de l’ordre notamment. Le cortège, un carnaval antifasciste «populaire et déter» qui tenait sa deuxième édition cette année, s’est en effet organisé sous tension, au moyen d’une annonce à la Municipalité, signe d’un refus de demander formellement une autorisation. Le choix de ne pas entrer dans la démarche officielle avait été communiqué en amont au motif de la défense du droit de manifester, en référence à plusieurs dispositions légales suisses et internationales. En début de semaine, l’annonce faite par le mouvement nationaliste radical Active Club Romandia d’une contre-manifestation destinée à «inquiéter» les participants et à «faire front» avait créé des remous. «Nous serons nombreux et déferlerons de toute part», annonçait le groupe sur son canal Telegram. Voir plus
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