Le confort de l’entre-soi: quand l’élection n’est plus qu’une formalité
Le Temps

Le confort de l’entre-soi: quand l’élection n’est plus qu’une formalité

COMMENTAIRE. Dimanche, le second tour des élections communales a confirmé l’hégémonie de la gauche lausannoise, malgré une offensive inédite de la droite. Un résultat qui pose une question brutale: la campagne électorale a-t-elle encore un sens dans une capitale vaudoise où les blocs sont gravés dans le marbre? À quoi sert encore une campagne électorale à Lausanne? La question, que Le Temps posait déjà il y a cinq ans , ne trouve aujourd’hui qu’un écho plus assourdissant. Dimanche, le verdict est tombé avec la précision d’une horloge suisse: 6 à 1. Une ultramajorité de gauche, monolithique, inamovible. Même le bulletin unique, présenté comme un obstacle technique, s’est transformé en une implacable démonstration de force. L’électorat de gauche a fait preuve d’une discipline de vote quasi organique. Il n’a pas coché des noms, mais un projet. En traitant les six candidats comme une seule entité, l’alliance a neutralisé l’effet de dispersion. Face à la virulence de la campagne du PLR, la gauche a eu le réflexe de la citadelle assiégée. Le bulletin unique a paradoxalement renforcé l’urgence: pour sauver le siège du POP, perçu comme le maillon faible, les électeurs socialistes et verts ont coché sa case avec une rigueur mathématique. Voir plus

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