Le Temps
COMMENTAIRE. Malgré une campagne dynamique et malgré ses qualités de contradicteur, Pierre Bayenet n’aura pas fait le poids face à Olivier Jornot. Un résultat qui s’explique par un projet assez illisible Pas de séisme judiciaire à Genève. Olivier Jornot, procureur général sortant, est réélu. Et Pierre Bayenet, son rival, soutenu par les adeptes du moins de fermeté et du moins d’incarcération en matière de petite délinquance, mais aussi encouragé par les tenants d’un renouveau à la tête du Ministère public, a perdu son pari pour la seconde fois. Le résultat est certes beaucoup plus serré qu’il y a douze ans, en raison du ralliement des autres partis de gauche et d’une campagne assez décomplexée dans un domaine qui ne s’y prête pas forcément. Mais le discours consistant à dire qu’il faut taper moins fort sur les trafiquants de boulettes et autres indésirables en situation irrégulière avait peu de chance de convaincre une majorité de la population. Surtout dans un canton frontière qui caracole en tête des centres urbains les plus criminogènes du pays – comme le souligne chaque année la statistique fédérale –, qui attire la délinquance de passage et qui vote majoritairement à droite, même si le positionnement de certains partis fluctue et même si l’élection du procureur général n’est pas une élection politique comme une autre. Voir plus
Go to News Site