Le Temps
Le groupe de luxe genevois a présenté son exercice annuel décalé vendredi. L’année s’est terminée sur une performance sans comparaison dans le secteur. Les joailliers Cartier et Van Cleef & Arpels restent les moteurs principaux. Mais Johann Rupert a surtout rappelé que rien n’existerait sans une stratégie à très long terme «Quand j’ai commencé, personne parmi vous [les analystes financiers réunis pour la présentation des résultats annuels de Richemont, ndlr] n’avait entendu parler de luxe. Le secteur était ennuyeux et c’était une chance pour moi.» Ces mots sont de Johann Rupert, président du groupe genevois, bientôt 76 ans, et la performance réalisée sur le dernier exercice démontre que les temps ont bien changé. Les chiffres parlent pour eux-mêmes. Le chiffre d’affaires de Richemont a grimpé de 5% à 22,42 milliards d’euros (20,50 milliards de francs). La croissance organique a atteint 11%. Le résultat opérationnel (Ebit) a progressé de 1%, ou de 23% à taux de change constants, à 4,49 milliards d’euros. Le bénéfice net a quant à lui bondi de 27% à 3,48 milliards d’euros. Les investisseurs en ont profité pour prendre leur bénéfice: le titre a terminé la séance en baisse de 0,6% à 155,70 francs. Voir plus
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