Le Temps
Alors que la Suisse a récemment été secouée par l’affaire d’une taupe au sein de Fedpol, sa directrice dresse un constat sans concession: le crime organisé est présent partout dans le pays. Il s’est profondément transformé, désormais plus interconnecté, plus international, et davantage actif dans le numérique. Entretien sur une menace invisible mais profonde Elle est le nouveau visage de la lutte contre le crime organisé en Suisse. Eva Wildi-Cortés dirige la police fédérale, ou Fedpol, depuis un peu plus d’une année. Une nomination qui résonnait comme une continuation. Depuis son entrée en 2002, la Lucernoise avait gravi tous les échelons de l’institution jusqu’au poste de directrice suppléante en 2016. Elle tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Entre infiltration de l’administration, menaces de violence systémique et recrutement de mineurs sur TikTok, les réseaux criminels se sont structurés comme de véritables multinationales. Dans cet entretien accordé au Temps , au siège de Fedpol à Berne, Eva Wildi-Cortés appelle à renforcer urgemment l’arsenal législatif et technologique. Le Temps: La Suisse est encore souvent perçue comme un pays sûr. N’est-elle pas en réalité devenue une plateforme discrète pour le blanchiment d’argent des mafias internationales? Voir plus
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