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Faut-il autoriser le retour de l’atome? Berne sous haute tension | Collector
Faut-il autoriser le retour de l’atome? Berne sous haute tension

Faut-il autoriser le retour de l’atome? Berne sous haute tension

Le Palais fédéral retient son souffle. Après deux jours de débats intenses et électriques, le Conseil national s’apprête à sceller le sort du contre-projet à l’initiative «Stop au black-out» qui prévoit de biffer l’interdiction de construction de nouvelles centrales nucléaires de la loi. Le vote final, attendu lundi 15 juin, s’annonce historiquement serré Deux jours de débat n’auront pas suffi au Conseil national pour décider s’il souhaite ou non rouvrir la porte à l’atome. Depuis lundi après-midi, les élus débattent du contre-projet indirect à l’initiative «Stop au black-out», porté par le chef du département de l’Energie (DETEC) Albert Rösti. Le texte prévoit d’abolir l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Ce qui représenterait un revirement complet par rapport à la stratégie énergétique 2050, établie par le Conseil fédéral il y a dix ans et confirmée par le peuple en mai 2017. Le vote final de la Chambre basse, qui interviendra lundi 15 juin, sera aussi décisif qu’incertain. Selon des parlementaires, il pourrait se jouer à une seule voix, voire à celle prépondérante du président du Conseil national, l’UDC fribourgeois Pierre-André Page. Compte tenu de l’incertitude et de l’enjeu, les deux camps ont lancé toutes leurs forces dans la bataille dès les premières minutes d’un débat électrique. Une centaine d’orateurs sont inscrits pour prendre la parole. De très nombreuses propositions de minorité ont également été déposées en commission préparatoire, qui avait appelé à soutenir le contre-projet du Conseil fédéral par seulement 13 voix contre 12. Pour la droite, la garantie de l’approvisionnement énergétique à long terme dépend de la levée de l’interdiction. À la tribune, l’UDC vaudois Yvan Pahud a appelé à «choisir le pragmatisme plutôt que l’idéologie», plaidant pour «un avenir énergétique sûr, abordable et souverain, qui passe par un mix énergétique équilibré, fondé sur l’hydraulique, le renouvelable et le nucléaire». Voir plus

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